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5 septembre 2004
Bonjour Messieurs, Mesdames,
J'arrive du stade de football de l'Université Laval. J'ai quitté les lieux
avant même le match.
Les organisateurs s'apprêtaient à déployer l'unifolié canadien en plein
centre du terrain durant l'hymne national Canadian. Un effet pervers des
commandites.
Y'a même un jet canadian pour survoler le tout. Et tout ça sera télévisé ici
dans la soi-disant capitale nationale des Québécois. Aucun drapeau du Québec ne
sera présenté lors de ces cérémonies d'ouvertures à la sauce Canadian. Que dire
des centaines d'enfants présents sur les lieux. Et de 12,000 spectateurs debout pour ovationner leur propre assimilation.
Quand j'ai demandé au porte-drapeau où était le drapeau du Québec. Elle m'a regardé avec un sourire méprisant et a ajouté qu'elle n'était au courant de rien.
Son supérieur lui m'a ri en pleine face.
En 1999 et 2003, j'ai osé défier cette ignominie. Je suis moi-même allé au
centre du terrain avec un drapeau du Québec. La dernière fois, on m'a expulsé du terrain avec le même mépris que ceux qui paient pour cette démonstration à la gloire Canadian.
Aujourd'hui, je suis parti avant le match en laissant des membres de ma propre famille me traiter de séparatiste et de négativiste.
C'est ça être Québécois? Être ostraciser et ridiculiser?
J'aime mieux préserver ma dignité d'homme que de participer à cette hypocrisie.
Je veux une milice pour que l'honneur de mon peuple soit restauré une fois pour toutes.
Que personne ne puisse bafouer le peuple Québécois comme on le fait chaque dimanche à Québec.
Pourquoi suis-je le seul à m'opposer à cette ignominie?
Luc Duranleau
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